Il y a déjà dix ans, nous réorganisions à nouveau le Tour du Loiret. En 2015, c’est un coureur belge qui remportait la course ; cette année, c’est un Suisse qui s’est imposé, démontrant une nouvelle fois l’intérêt de notre épreuve au-delà de nos frontières.
Si notre course a gagné en notoriété, c’est aussi grâce à vous et à votre investissement. Au fil de ces dix années, notre association s’est agrandie — en témoigne votre nombreuse présence ce soir.
Une préparation une nouvelle fois compliquée
Pour cette 45ᵉ édition, nous avions envisagé d’étendre l’épreuve sur quatre jours, avec une étape consacrée aux châteaux du Loiret, entre le château de Chamerolles (Chilleurs-aux-Bois) et le château de Gien.
Tout était prêt du côté de Gien, mais, une nouvelle fois, la concomitance avec le rassemblement évangélique de Nevoy nous a contraints à renoncer à cette première étape, afin de ne pas mobiliser la gendarmerie du secteur de Gien.
Nous avions également souhaité postuler pour une manche de Coupe de France DN1, afin de valoriser cette 45ᵉ édition. Hélas, la FFC n’a pas retenu notre candidature.
À cette première déception s’est ajoutée une deuxième : en découvrant le calendrier 2025, nous avons constaté la présence d’une manche de DN1 aux mêmes dates que le Tour du Loiret. J’avoue que nous avons alors accusé le coup…
Une participation plus restreinte, mais un beau spectacle
Avec la concurrence de cette manche DN1, la composition du plateau s’est avérée compliquée. Seules trois équipes DN1 ont participé à la course. Plusieurs forfaits ont également impacté la liste des engagés, et seulement 17 équipes ont pris le départ.
Malgré cela, la course fut passionnante, marquée par un changement de leader chaque jour. Les victoires d’étape des coureurs belges et la victoire finale du Suisse (…) ont donné un véritable cachet international à notre épreuve.
Je n’oublierai pas la victoire de Louis Hardoin (Chalette), auteur d’une saison exceptionnelle, qui a remporté l’étape de Malesherbes et laissé son empreinte sur cette édition.
Un parcours entre nouveautés et tradition
Cette année, toujours dans l’esprit du 45ᵉ anniversaire, nous avions tracé un parcours mêlant nouveautés et villes-étapes historiques.
La première étape en était l’exemple parfait, avec le grand départ de Châteauneuf-sur-Loire, ville fidèle, souvent ville de départ ou d’arrivée.
L’arrivée à Triguères, en revanche, était une nouveauté : nous avons été agréablement surpris par l’engouement de cette petite commune de l’est du département, avec un public nombreux présent sur la ligne d’arrivée.
La présence de Laurent Jalabert, notre parrain 2025, a sans doute contribué à cette belle affluence.
Le lendemain, une étape classique entre Bellegarde et Le Malesherbois, deux communes toujours prêtes à nous accueillir chaleureusement.
À l’occasion du départ de Bellegarde, un hommage émouvant a été rendu à Monsieur Mallet, récemment décédé, grand passionné du Tour du Loiret.
Avec un nouveau positionnement de la ligne, l’arrivée de Malesherbes fut, une fois encore, très disputée. Cette ville reste un grand classique de notre épreuve.
Le dimanche matin, le traditionnel contre-la-montre s’est déroulé à Gidy, une première pour cette commune, qui a tout mis en œuvre pour assurer la réussite de cette étape malgré les contraintes du site.
Enfin, le final à Orléans semble désormais incontournable.
Nos partenaires et perspectives
Cette année encore, tous nos partenaires ont renouvelé leur confiance — un signe fort du lien solide qui nous unit.
Trois nouveaux partenaires nous ont rejoints :
Arcadie Centre (médaille du vainqueur d’étape), les clubs Rotary d’Orléans Péguy et d’Orléans Val de Loire (soutien financier) et Réseaulution (classement par équipes). Leur dynamisme a apporté un nouveau souffle à notre réseau de partenaires.
En 2026, nous changeons de date.
En accord avec le Conseil départemental, la gendarmerie et la préfecture, nous quittons le mois de mai.
Après avoir envisagé avril, c’est finalement au mois de juin que se déroulera le prochain Tour du Loiret : les 12, 13 et 14 juin 2026.
Nous conserverons le même format : quatre étapes sur trois jours, avec un contre-la-montre le dimanche matin.
Ce dernier pourrait attirer des équipes souhaitant préparer le championnat de France du contre-la-montre, prévu quinze jours plus tard — d’autant que nous ne serons plus en concurrence avec une manche de Coupe de France.